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Cela fait une vingtaine d’année qu’une exposition consacrée à Francis Bacon ne s’était pas présentée en France. Bacon en toutes lettres n’est pas une rétrospective de son œuvre mais plutôt une partie de son travail après 1970, où il a basculé dans le style que l’on connaît et que l’on apprécie de cet artiste peintre. Alexis Kuperfis nous parle de cette exposition.

La présentation des fameux triptyques de Bacon

Ce qui est frappant dans les tableaux de Francis Bacon et encore plus dans les grands triptyques présentés au Centre Pompidou, c’est que l’on constate une forme de polarité extraordinaire entre des formes géométriques très bien dessinées, des aplats de couleurs absolument rigoureux et des figures humaines très tourmentées, peintes d’un seul geste. C’est notamment cette particularité qui accentue l’intensité de ses œuvres.

Francis Bacon veut peindre la vie elle-même. Or, lorsque l’on est peintre on a tendance à figer son image. L’artiste a justement lutté contre cette contrainte en mettant du mouvement dans ses figures et en représentant un personnage à des moments différents, en liant ces moments par un geste très accéléré.

Des peintures monstrueuses

Les monstres que l’on voit dans les peintures de Francis Bacon sont nombreux dans cette exposition. Ce sont des monstres qui sortent de la tragédie grecque, les figures des Euménides ou les furies à Rome. Elles viennent dans les tableaux de l’artiste pour témoigner de la culpabilité qui est la sienne, d’être conscient qu’il est peut-être à l’origine du suicide de son ex-compagnon. Ces figures monstrueuses poursuivent Francis Bacon comme elles poursuivaient les criminels dans la Rome antique.

 

Pour assister à cette exposition, réservez vos places en ligne obligatoirement. Elle fermera ses portes le 20 janvier 2020.